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Manchot 13
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BACKGROUND


La Déportation

L'émergence de l'Europe menaçait depuis longtemps la domination à l'échelle mondiale des États-Unis. Tandis que les ressources naturelles terrestres s'épuisaient, notamment en hydrocarbures, l'économie allait de nouveau être perturbée. Pour y remédier, certains Etats nécessitaient une aide internationale. On vit peu à peu certaines unifications entre pays, afin de pouvoir suivre la récente évolution industrielle, qui devait s'adapter aux nouvelles conditions naturelles. Les États-Unis invitent le Mexique et le Canada à devenir l'Amérique du Nord, un État à part entière. La gestion du pays devint plus difficile, mais ce dernier pouvait à présent disposer de plus de main d'oeuvre et de ressources afin de pouvoir suivre les progrès technologique, au même titre que l'Europe. Une seconde guerre froide commença à l'aube du XXIIIème siècle. Le fossé se creusa entre la Confédération européenne et l'Amérique. Le conflit idéologique devint vite une compétition à celui qui pourrait survivre -autant économiquement, politiquement et humainement- et s'en porter le mieux face aux contraintes croissantes qu'imposaient la Terre. De leur côté, les quatre dragons d'Asie, auparavant sur le point de devenir de grandes puissances industrielles, tombèrent en même temps que la Chine dans la pauvreté. La suppression des frontières facilita les échanges commerciaux et réussit à sauvé ces récents pays du Tiers-Monde. L'Indochine, nouvel État regroupant toutes les puissances asiatiques, vit le jour. Cette puissance réussit à rattraper son retard. Le Monde fut alors tri-polarisé. En revanche, la seconde guerre froide pris moins d'ampleur. Les trois grandes puissances dominantes du Monde commençaient à s'entraider. La conquête spatiale pris un autre tournant quand l'homme voulu absolument partir à la recherche de ressources naturelles dans l'univers. Les recherches de la Confédération n'aboutirent qu'à la découverte d'une planète lointaine, Anchor. Seulement, ses ressources étaient trop faibles.

En effet, l'eau n'y était présente qu'en faible quantité dans des galeries souterraines et on n'y décelait qu'une infime quantité de métal et pas une once de végétation. Cela dit, Anchor intéressa énormément les scientifiques pour une seule raison : la présence d'un matériau se présentant sous forme de cristal et qui fut baptisé Spill. Ce dernier fut ramené sur terre en très petite quantité par une expédition astronomique européenne qui s'était rendue sur Anchor peu après sa découverte. Des scientifiques européens l'analysèrent sous toutes ses coutures pendant de long mois et il ressortit de ces longues semaines de labeur que le Spill pourrait s'avérer être le salut de l'humanité. En effet, ce dernier, une fois entré en état de combustion, dégageait une forte quantité d'énergie électromagnétique. Cela signifiait que le Spill pouvait à la fois remplacer le pétrole (avec l'installation de moteurs électriques dans les différents véhicules) et l'énergie nucléaire. Cela dit, l'euphorie de cette découverte céda vite sa place à une multitude d'interrogations : Le Spill était-il dangereux pour l'homme ? était-il utilisable en très grande quantité ? Perdait-il de son intensité électromagnétique si la durée entre son extraction et son utilisation était trop grande ?

C'est essentiellement la troisième de ces questions qui préoccupait les hauts scientifiques européens. Effectivement, ces derniers constatèrent que le Spill, une fois extrait, perdait très rapidement de son énergie électrique et n'était plus capable que de produire une infime quantité d'électricité. Autrement dit, le le Spill n'était utilisable de façon assez importante pour alimenter en énergie une planète de plusieurs milliards d'habitants que sur son lieu d'origine, à savoir la planète Anchor. Le gouvernement de la confédération européenne, qui avait gardé secret la découverte du Spill, fut d'autant plus consterné que la situation internationale devenait alarmante pour ne pas dire catastrophique. Les pays du Golfe persique étaient en proie au chaos le plus total après l'écoulement de tous les stocks de leurs réserves de pétrole. En effet, ces derniers, après plusieurs siècles d'opulence durent faire face à la famine et aux licenciements massifs après que leurs exportations furent réduits de 90%. La population en colère n'hésitait pas à descendre dans les rues et à détruire tous les signes de la richesse pays de leur pays. Les rares nappes de pétrole encore présentes se trouvaient au fond de l'océan Atlantique et était conjointement exploité avec grande difficulté par l'Amérique du Nord et la Confédération européenne. Malheureusement, cela n'empêcha pas le baril de brut d'atteindre les 327$ à la bourse de New-York. Cela engendra une crise économique sans précédent, qui causa la faillite de plusieurs milliers d'entreprises et d'une grande majorité des plus grandes multinationales. Comme toutes les crises, celle-ci engendre des conflits dans toutes les zones sensibles du globe (Afrique, Amérique du Sud, Balkans, Asie du Sud-est, Golfe persique), où les actes de barbarie les plus abjectes se joignent à la misère et à la famine, décimant ainsi les populations des zones concernées, qui n'ont parfois que comme seul moyen de survie de procéder au cannibalisme et à la nécrophagie.

Le 13 juin 2246, lors d'une réunion de crise de l'ONU, les dignitaires de la confédération Européenne dévoilèrent au grand jour la découverte du Spill sur Anchor ainsi que les problèmes rencontrés suite à son exploitation. Les nations unies, désemparées devant la situation mondiale, chargèrent une commission menée par le politicien européen Mike Reckson de trouver une solution viable et la plus rapide possible pour une exploitation à grande échelle du Spill sur Terre.

Ce dernier mit alors sur pied le programme sobrement intitulé « Spill », qui consistait à effectuer plusieurs expéditions sur Anchor visant à tester différents modes d'extraction et de transport jusqu'à la terre. Après deux ans d'infructueuses tentatives, qui n'eut pour effet que de ruiner considérablement la plupart des nations, déjà considérablement appauvries, l'ONU organisa une nouvelle réunion de crise pour faire le point sur la situation du projet « Spill ». Mike Reckson présenta le bilan négatif de son projet devant des hauts dignitaires médusés par l'impasse qui se présentaient à eux. À la fin de sa présentation, Mike Reckson déclara une phrase qui sortit toute l'assemblée de sa torpeur collective : « Il apparaît désormais qu'il n'existe qu'une seule solution pour sauver l'humanité d'une extinction inexorable, cette solution sera très longue à mettre sur pied, sera onéreuse, mais c'est la seule techniquement réalisable à l'heure actuelle. Il s'agit d'une exode massive de toute la population terrestre sur la planète récemment découverte : Anchor. Mon équipe et moi-même pensons qu'il nous faudra environ 60 ans pour mettre tous les préparatifs sur pieds. Étant donné que les ressources de notre planète nous permettent de survivre encore environ 120 ans, cela nous permet de procéder à différents tests afin de bien préparer le grand exil qui nous attends » .

Puis, Mike Reckson projeta plusieurs documents donnant plus de détails sur ces fameux tests préparatifs : « Le projet Éden (nom de merde à changer) se décline en plusieurs étapes. Tout d'abord la mise sur pied d'une milice qui aura pour principal but de collecter toutes les personnes inutiles à la communauté. Tous les parasites qui ne méritent en rien de profiter des rares ressources que nous offre encore la Terre. Par parasites, j'entends tous les délinquants, contrebandiers, pirates informatiques, dealers et junkies, chômeurs, handicapés. Ces derniers seront stationnés dans un camp de haute sécurité pour éviter toute évasion, ce camp se situe en Sibérie, à plusieurs centaines de kilomètres de toute zone habitable. Dans un second temps, les cobayes seront transférés sur la base aérospatial de Baïkonour où les attendront 25 cargos spatiaux remplis de vivres pour le voyage et d'installations pour l'exploitation de la planète Anchor. Les cobayes seront accompagnés par 54 ingénieux et une centaine de techniciens spécialisé qui les accompagneront durant leur voyage et les feront travailler à la construction d'une micro-société expérimentale basée sur le modèle terrien. Bien entendu, plusieurs milliers de soldats de la force de sécurité de l'ONU les accompagneront également afin de faire régner l'ordre et d'éviter toute mutinerie dans les rangs des cobayes, parmi lesquels je vous rappelle qu'il y figure les pires crapules de cette planète. ».

L'auditoire était resté consterné devant l'exposé de Mike Reckson, jamais aucun d'entre eux n'avait osé penser que l'humanité aurait détruit son bien le plus précieux au point de devoir le quitter. Mais les considérations philosophiques et d'ordre éthique n'étaient pas d'actualité et elle durent laisser place au pragmatisme puisque le sort de l'humanité fut décidé lors d'un vote des représentants de chaque nation. À 128 voix pour, 31 contre et 54 abstentions, le projet fut accepté et l'on donna un budget illimité à Mike Reckson, en plus du sort de plusieurs millions de personnes qui n'allaient pas tarder à être arrachés à leur milieu pour servir de cobaye à la plus grande aventure humaine jamais entreprise.

La milice (le FIS, forces internationales de sélection) fut rapidement mise sur pied. Essentiellement composée de policiers des forces d'élite des quatre coins du globe, elle vida les prisons et les hôpitaux pour les transporter dans le camp sibérien, où les cobayes, qui n'étaient pour l'instant que de vulgaires détenus, étaient entassés comme du bétail dans des conditions de vie déplorable (il n'était pas question de perdre de l'argent pour leur stationnement sur terre). Ce fut plus de 15 millions de rebuts de la société terrienne qui furent sélectionnés. Parmi eux, 3 millions périrent dans le camp de stationnement. Les travaux de construction des 25 cargos spatiaux durèrent environ 4 ans (ils se déroulaient en parallèle des actions de la milice). C'est donc au matin du 3 novembre 2252 que fut fixé le grand départ. Tout avait été pensé jusqu'au moindre détail. Cette expérience n'était destiné qu'au succès pensaient ses créateurs, « même la volonté de Dieu ne pourrait rien faire contre » se plaisaient-ils à marteler inlassablement aux différents chefs d'État sceptiques. Les conditions de voyage étaient pour le moins spartiates : Un réfectoire exigu où les cobayes devaient s'entasser sur des bancs étroits, des dortoirs mixtes aux vieux draps poussiéreux. Dès que l'on rentrait à l'intérieur de l'une de ces embarcations, on sentait tout de suite que le « budget illimité » était passé dans le moteur nucléaire, censé propulser ce mastodonte d'acier à une vitesse de croisière de 847 km/s. Vu qu'aucun divertissement ne leur était proposé à bord, « les cobayes avait tous le temps de la magnifique mission dont ils allaient se charger pour l'humanité », répétaient sans arrêt leurs matons hilares, bien assurés de rentrer bien vite sur terre. À 7h04, un bruit assourdissant réveilla tous les badauds vivants dans un rayon de 900 kilomètres. Ce fut à cette heure-ci que les cargos prirent leur envol vers Anchor, alors encore à plusieurs années-lumières de là. Le voyage était prévu pour durer 2 mois. Tout se passa très bien pendant le voyage, on ne dénota que quelques soubresauts de révolte qui furent mater sans trop d'excès de violence. Il apparut rapidement que les 12 millions d'embarqués pour Anchor étaient bien fatalistes, se répétant sans cesse que leur vie sur Anchor ne pourrait pas être que celle qu'il connaissaient sur la terre. Cependant, ce tableau idyllique connu son coup de théâtre. En effet, une fois arrivés dans l'orbite d'Anchor, tous les instruments de communication des 25 cargos tombèrent mystérieusement en panne. Les techniciens à bord eurent beau s'atteler à la tâche, rien n'y fit, un malheureux concours de circonstances avait accomplit sa machiavélique entreprise : il était devenu impossible de reconnaître la terre. Du côté terrien, le constat fut le même, aucun des cargos ne pouvaient être atteint et les satellites avaient perdus toute trace d'eux. La tranquillité des deux mois de voyage s'estompa en un éclair à bord des vaisseaux de transport, une panique générale s'installa, des passagers à l'équipage. Il était malheureusement trop tard pour reculer, l'attraction d'Anchor avait déjà englouti l'ensemble des cargos et ils ne pouvaient en aucun cas tenter une manœuvre de demi-tour, sous peine de dépenser un grand nombre d'énergie, n'en disposant pas assez pour envisager le retour. Les 25 embarcations atterrirent donc sur Anchor comme le plan le prévoyait initialement. Une fois posés, les outils de communication étaient toujours inutilisables. De plus, un nouveau constat effrayant alarma la cinquantaine de scientifiques présents. En effet, ils remarquèrent que la planète Anchor prenait une trajectoire inhabituelle, toute contraire à celle observé par les satellites terrestres. Le constat fut une nouvelle fois cruel et sans appel : Anchor, était entrer en attraction d'un autre astre stellaire, elle ne tournait désormais plus autour du soleil, mais autour d'un astre similaire, de couleur grise et encore complètement inconnu des scientifiques terriens, et qui plongeait Anchor dans une nuit perpétuelle. La nouvelle trajectoire d'Anchor les éloignant progressivement de la terre et étant dans l'impossibilité de reconnaître cette dernière, les nouveaux Anchoriens n'eurent guère d'autres possibilités que de s'organiser et de commencer une nouvelle vie sur une nouvelle planète.